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Cette catégorie est dédiée aux livres

et

études consacrés au deuil.

 

1.

Une conférence

du psychiatre Christophe Fauré sur le deuil, son fonctionnement, son cheminement

 

https://www.youtube.com/watch?v=aIuL7GTSnXM&feature=youtu.be&ab_channel=INREES

ou

https://youtu.be/aIuL7GTSnXM

 

 

 

2.

Un site internet

 

MonDeuil.ca

 

Il s'agit d'un site canadien, qui peut aider certains.

Là où nous sommes, tout nous aide.

Donc...

https://mondeuil.ca/

 

 

3.

Un livre

 

LE DEUIL

 

D’après « Vivre après ta mort », de  Alain Sauteraud

 

Définition :

Deuil = souffrance due à la déchirure d’un attachement.

« Si on devait réduire le deuil à un seul mot, ce serait celui du manque »

 

Deuil = manque = douleur

« Dans le deuil, le problème posé n’est pas la mort, mais la perte de l’être cher. »

« La tension morale liée à la séparation est probablement l’une des plus intenses que l’on puisse observer. La souffrance est morale et physique. Cette détresse à la séparation est dévastatrice

« On craint de ne pouvoir plus vivre sans l’autre car on va effectivement moins bien vivre sans lui. »

« La douleur de la séparation est le prix à payer à l’attachement. Objectivement, cette perte est difficilement surmontable. »

 

Comment éloigner la douleur ?

« L’état de manque est plus complexe car il est une sorte d’« addiction au disparu » qui n’ouvre pas de voie. Il crée une obsession. »

Comment se distraire d’une obsession ?

« C’est par la recherche de comportements apaisants qu’on propose de traiter cette dernière. »

« Résoudre le deuil, c’est être capable de vivre avec un absent si présent »

« Il faut rendre compatible la mort avec la vie »

« …par le souvenir. Le défunt est toujours dans notre cœur, mais il est aussi dans notre façon de penser…Il est toujours là ».

 

« Il va falloir faire une place au défunt : une place qu’il occupera pour toujours et qui ne prendra pas toute la place. Il va falloir apprendre à vivre avec la tristesse d’une partie de soi à jamais détachée, cette part manquante, cette « caresse fantôme » qui se maintient par le souvenir. Ce partage équitable entre souvenir et vie actuelle n’est pas facile à faire. Nul ne sait exactement quelle limite conférer à chacun. Mais la voie est là, et c’est à l’endeuillé de trouver cet équilibre. C’est à lui de définir un mode de vie qui respecte ses attachements passés sans l’empêcher de vivre, qui entretient les traces du passé tout en écrivant le présent »

« On ne respecte pas le défunt en s’interdisant d’être heureux. Au contraire, on dilapide l’héritage des influences positives qu’il nous a léguées. On sacrifie l’un des sens de sa vie, lui qui a cherché, en y parvenant souvent, à rendre la nôtre meilleure ».

« La meilleure méthode pour apaiser tristesse, chagrin et angoisse consiste à les écluser par la narration. IL faut purger les émotions. »

 

Il faut parler d’Hélène, écrire à Hélène, écrire pour Hélène.

Intégrer ses livres, ses musiques, ses vêtements, ses bijoux, ses peluches à nos rythmes de vie.

 

4.

Un livre

 

Vivre le deuil au jour le jour      

de

Christophe Fauré

Extraits

L’aide

« Le chemin du deuil a d’emblée débuté par un constat déconcertant : « je ne suis en aucune façon préparé à faire face à ce qui est en train de se passer aujourd’hui dans ma vie » ».

 

« Il n’y a aucun moyen d’éviter la douleur de la perte. Le seul et unique moyen de s’en libérer est de s’y confronter ».

 

« La seule voie vers l’apaisement est l’entrée consciente et de plain-pied dans le travail de deuil ».

 

« Reconnaitre, accepter et exprimer toutes ses émotions est l’une des tâches essentielles du travail de deuil ».

 

« On réalise qu’en procédant ainsi l’énergie de ses émotions s’use avec le temps ».

 

« Au bout du compte, on réalise que, loin d’être détruit par le raz de marée de ses affects, on parvient à retrouver davantage de paix intérieure ».

 

« Cela demande beaucoup de temps »

« Cela implique de revenir sans cesse, et pendant des mois, sur les mêmes émotions, les mêmes sentiments… »

 

Les rituels

« Le rituel a une fonction symbolique qui nous relie à celui ou celle qu’on a perdu : rituels publics (cérémonies, visites au cimetière) »

« Les rituels privés sont à la mesure de l’imagination de chacun.  (plantation d’arbre, écriture  quotidienne, photo) »

« Les rituels offrent un cadre, une structure dans lesquels les pensées peuvent s’organiser. »

« Il permet d’avoir dans la journée, un moment privilégié où on focalise plus facilement ses pensées sur son travail de deuil, au lieu de les laisser flottantes et sans support. »

« Le rituel offre la possibilité d’oublier un temps son deuil, sans se sentir coupable… »

« Le rituel aide à la transition entre un hier où on partageait le quotidien du défunt et un demain où il faudra vivre sans lui »

 

Les trois questions clés du travail de deuil

C’est par la répétition et le retour incessant à ces mêmes questions qu’on avance.

  • Qui avez-vous perdu ?

Quelles étaient ses qualités ?

Quels étaient ses défauts, ses manquements ?

Quels souvenirs nous reviennent à l’esprit et reflètent ce qu’était cette personne ?

De quoi était fait votre lien ?

Evoquez les souvenirs, les conversations, les images…

Qui avez-vous perdu ?

 

Même douloureuse, cette introspection est thérapeutique

 

  • Que s’est-il passé ?

Répondre à cette question correspond à un besoin presque viscéral.

Ne pas le faire crée un obstacle au bon déroulement du processus de deuil.

Annonce du diagnostic, ce qui a été ressenti, la première hospitalisation, l’attitude du personnel soignant, tout ce qui a été dit avec le défunt, derniers mots, derniers regards. Le corps sans vie, le coma, les adieux, le retour à la maison.

Le fait de répéter le récit crée une distance entre vous-même et les événements, un espace entre vous et votre souffrance.

 

  • Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Physiquement, sur le plan matériel, psychologique, social et spirituel.

 

Stress aigu, rythme cardiaque, stress chronique, fatigue, maladies, baisse des capacités intellectuelles, difficultés de concentration ?

 

Essayer de dormir et se reposer- Manger sainement- Faire de l’exercice physique-

 

Ne pas négliger les relations sociales, les amis, voisins…Evaluer son réseau de soutien.

Depuis toujours, le deuil est affaire de communauté et de lien : c’est en relation avec autrui qu’on avance en ces temps de souffrance.

 

Point sur les émotions :

Colère, tristesse, culpabilité, peur, désespoir, mieux-être évoluent cycliquement, avec incessants hauts et bas.

 

 

Les fêtes et les vacances

 

Ces périodes sont des moments très difficiles.

Les moments de détresse ont leur place, même au bord de la plus belle des piscines.

Le temps du deuil est un temps de réorganisation et vous allez être amené à modifier certaines habitudes ou certaines traditions familiales, tout simplement parce que les maintenir est source de souffrance.  (Il faut évoluer année après année)

 

La solitude

 

Le deuil est une expérience d’intense solitude. Même si on est très entouré, ce troublant décalage par rapport aux autres persiste.

 

Moments de solitude à alterner avec moment d’activités ;

 

Le travail de deuil est un processus lent qui impose de vivre, chaque jour, 24 heures à la fois.

Réinvestir le monde, réapprendre à accomplir des choses gratifiantes pour soi, tenter de retourner au cinéma.est difficile mais nécessaire pour continuer à vivre.

 

Des repères pour faire le point :

-J’ai intégré la perte. Je suis capable de travailler et de fonctionner à un niveau proche de celui d’autrefois

-J’accepte l’aide d’autrui.

-J’accepte que le monde tourne sans elle

-Je fais la paix : pas de colère, pas d’amertume, pas de cynisme

-je retrouve de l’intérêt pour autrui

-j’ai trouvé la sagesse d’accepter ce qui ne pourra plus jamais être changé

-ma relation avec la personne décédée s’est apaisée ; je n’ai plus besoin de la souffrance pour établir le lien avec elle.

-je contrôle ma douleur

 

Le deuil ne va jamais s’arrêter. 

 

Les erreurs

Intellectualiser le vécu du deuil est une erreur majeure. Tout ce qui est de l’ordre de la comparaison, du jugement, du raisonnement est rarement approprié.

L’intellectualisation excessive : il s’agit d’une défense visant à maintenir les émotions à distance.

 

 

 

Tag(s) : #De l'aide sur le chemin du deuil.
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