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A Margot,

 

                       Un peu de lecture...

 

Margot a pour habitude de rédiger un article au sujet d’un livre qu’elle a aimé, sur le blog qu’elle tient avec son amie Sarah, « Un plaid, un thé, des livres ». (Cliquez sur le titre pour aller sur le blog qu'elle tient avec son amie Sarah).

Le dimanche soir, Hélène avait pris l’habitude d’aller y déposer quelques commentaires.

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Après un mois sans elle, le vide laissé par son absence a trouvé quelques résonnances dans le livre que Margot présente, en hommage à Hélène : « Une promesse » de Sorj Chalandon.

Quatre mois après sa « disparition », mercredi 9 décembre, il m’a fallu évacuer la peine et la douleur. J’ai marché, des km, le long de l’Orge, vers cette médiathèque qu’elle aurait tant aimée si nous avions eu le temps de nous y rendre durant l’été.

J’ai cherché « Une Promesse ». Je n’ai trouvé que « La légende de nos pères ».

 

La légende de nos pères

Sorj Chalandon

 

Difficile d’en faire une présentation, je ne l’ai pas encore terminé.  Et je n’aurais pas ce talent.

Toutefois, je peux partager ma surprise, à la lecture des premières pages. Les échos sont trop nombreux pour qu’ils ne soient que coïncidences: à ce niveau, c’est un appel. Un appel à la lecture, un message, un réel moment de partage avec Hélène.

Cela commence par les deux premiers mots de l’auteur.

« A l’enterrement »

Difficile de ne pas être personnellement touchée par cette entrée en matière.

Puis, d’autres mots, comme des boomerangs, sont venus me frapper «  Lille » , la « place Rihour ». Parce que le personnage principal vit à Lille, cette ville qu’Hélène aimait tant.

Enfin, il y a l’univers de ce personnage. « j’avais été instituteur »,  « j’étais biographe familial » , 

« Je remettais en ordre les mots simples des gens » ,  « Je rédigeais la mémoire des autres » .

 

Je suis institutrice. Je ne suis pas biographe mais j’ai rédigé, imprimé, et déposé à au Panthéon du lire, la BNF, le petit livre qui met en texte et en images, la vie de mon grand-père paternel,  « André Auguste Châble ».  Pour se faire, j’ai peu écrit. Mon grand-père avait déjà tout rédigé, avec application. Je n’ai fait que mettre en forme, remettre en page ses mots simples.

J’ai aussi eu la chance de pouvoir rédiger « la mémoire des autres » en mettant en page l’histoire orale transmise depuis plusieurs générations au sein de notre famille au sujet d’un médaillon, offert à mon arrière-grand-mère, par une jeune femme prénommée Jeanne. Hélène a été la première à lire et apporter ses corrections au "Médaillon de Jeanne".

Enfin, Hélène et Mélissa étaient à mes côtés lorsque nous sommes allées rechercher les photographies qui illustreraient la mémoire familiale transmise par ma grand-tante Madine et mettre en page "Le livre des Mastelinck"

 

Au cas où ces échos ne seraient pas assez bruyants, quelques pages plus loin, le personnage principal s’est mis à traverser Beuvry. Beuvry ! Un nom qui nous faisait bien rire, quand nous le voyions sur les panneaux de direction, lorsque nous découvrions les environs après l’entrée d’Hélène à l’Université de Lille. Hélène m’a tellement parlé de son ami Benoit, originaire de cette ville et bien décidé à s’y installer comme bibliothécaire.

Alors, pour l’instant, ce livre résonne de tellement d’échos, qu’il m’est bien difficile de ne pas l’apprécier.

D’autant qu’il est terriblement bien écrit. S. Chalandon a une écriture qui coule. Les mots et les pages défilent. Tout glisse. C’est agréable, simple, facile. De plus, ce livre donne l’incroyable impression, terriblement narcissique, d’avoir été écrit pour nous.

Bref, un livre qui, pour l’instant, fait beaucoup de bien. Un peu de ouate, un sparadrap. Un baume sur un cœur meurtri.

Sorj Chalandon; "La légende de nos pères"

Corinne ( Mama Show), le 14  décembre 2020

 

 

Un peu plus tard, le 22 décembre 2020,

 

« La légende de nos pères » est terminé. Un très beau livre, un bel hommage rendu à nos pères, un hommage à l’amour familial, une invitation à la transmission intergénérationnelle.

Fin du livre résonne encore de deux échos très percitants:

- l’auteur évoque le massacre d’Ascq.

Or, lorsqu’Hélène a débuté ses études à Lille 3 en ICAS, elle s’est immédiatement inscrite à la médiathèque de Villeneuve d’Ascq, ville dans laquelle elle logeait. L’accueil a été si charmant qu’Hélène allait souvent s’y installer pour travailler. Elle avait emprunté pour moi « Ascq 1944 », de Jacqueline Duhem, qui étudie et relate le massacre d’Ascq auquel Sorj Chalandon fait justement référence.

J’avais rédigé un article à ce sujet dans notre blog familial, « La tit’vadrouille ».

-Pour finir, l'auteur donne la parole à l'un de ses personnages principaux. Il s'agit de Lupuline, une femme dans la quarantaine qui appelle son père "mon papa". pas "mon père" ou "papa", mais "MON papa" !

Or, depuis quelques temps, Hélène avait délaissé le "Mama Show" dont elle m'affublait pour m'appeler "Ma Maman" . Depuis qu'elle suivait ses études à Lille, souvent , le matin, je lui envoyais un sms pour savoir si elle avait passé une bonne nuit, si tout allait bien. Généralement, elle répondait ainsi:

"J'ai dormi comme un bébé. Et ma maman?"

 

 

Voilà donc un beau livre plein de résonnances, qui devrait plaire aux amis Lillois d’Hélène, et toute autre personne soucieuse de préserver et d’honorer les liens familiaux.

Corinne ( Mama Show-Ma maman)

 

  

Tag(s) : #Le Blog d'Hélène: les fous qui rêvent: Livres, #Hélène à Lille
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