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Hélène à la fac

 

Souvenirs

 

J’appréhendais beaucoup le moment où je devrais retourner à la Fac… j’ai dû y retourner pour les cours à partir du mois de janvier.
La Fac semblait inanimée, le coeur lourd j’avançais jusqu’à ma salle de cours ou je me rappelais tous les souvenirs que nous avions partagés.
Je me souviens lorsque nous mangions à la basoche avec des amis, c’était des moments agréables et appréciables où nous mangions des frites en rigolant.
Je me souviens lorsque nous allions réviser à la BU. Avec une année de plus que nous, Hélène nous expliquait comment bien appendre ses cours, prendre des notes, s’organiser et pleins d’autres choses…
Je me souviens que nous nous attendions tous devant l’amphithéâtre avant le début des cours magistraux. Tout semble bien vide désormais…
Je pense beaucoup à Hélène, à sa famille et à ses amis. Ces souvenirs subsisteront à jamais dans ma mémoire.


Alexandre, le 04/08/2021

 

Extrait des SMS échangés entre Hélène et sa Môma

 

 

Alexandre, 

 

merci pour ton témoignage, tranche de vie que tu as pu partager avec Helène.

Aujourd'hui, j'ai relu les sms qu'Hélène m'écrivait. Elle était heureuse d'avoir rencontré un ami avec lequel travailler à la bibliothèque.

Les bibliothèques ont tenu un grand rôle dans la vie d'hélène.

Ses études aussi.

Elle aimait étudier. Cela lui réussissait d'ailleurs. En histoire, elle voulait aller jusqu'au doctorat.

Elle était très organisée, enregistrait ses cours, prenait des notes en couleur, lisait et écoutait des podcasts.

Elle était si fière de sa vie d'étudiante, à Lille, au milieu de vous tous.

Merci beaucoup de partager avec nous tes souvenirs.

Je te souhaite de belles études, riches et passionnantes.

 

Corinne

 

 

 

 

Extrait des SMS échangés entre Hélène et sa Môma

Hélène à la fac
Hélène à la fac
Hélène à la fac
Hélène à la fac

Hélène à la fac

Souvenirs :

Décembre 2018 :

Nous révisons avec difficultés nos partiels de janvier, en particulier un cours d'"histoire du corps" de Madame P. qui nous semble interminable. Je ne sais plus qui a fait une blague sur Sainte Rita, la patronne des causes perdues et cas désespérés, mais nous allumons conjointement une petite bougie avec Agathe et Hélène. La mienne est celle-ci en rouge.

 

Décembre 2020:

Alors que je révise avec beaucoup de fatigue un partiel d'"histoire du corset" de Madame P., j'ai rallumé cette bougie, en priant toujours Sainte Rita et en pensant fort à Hélène.

 

Margot

 

 

 

Margot,

Penser à Hélène.

Allumer une bougie.

Voilà des mots qui résonnent . 

En rangeant l'appartement d'Hélène à Lille, nous avons retrouvé quelques bougies. Je viens d'aller un chercher une. Peut-être était-ce celle-ci, qui l'aidait à prier Sainte Rita ?

 

 

Causes perdues? Cas désespérés? 

Vous êtes bien trop modestes, Mesdames, vous qui êtes si jeunes, si engagées, si pleines d'idées, si "utiles à la vie" .

&&&&&&&&&

Nous aussi, nous avons décidé d 'allumer une bougie.

Voici celle de Véronique, allumée dès qu'Hélène est partie dans le coma:

Il y a eu celle de Valérie, mais je n'ai pas retrouvé la photo.

Elles m'avaient toutes deux envoyé la photo de leur bougie pour m'accompagner dans notre veille, pour que je m'y accroche, comme à une lueur d'espoir.

Alors, Mélissa et moi avons allumé celle-ci:

 Et nous avons veillé toutes les nuits, prenant garde à ce qu'elle ne s'éteigne pas.

Une petite flamme à l'instar du souffle d'Hélène.

&&&&&&&&&

Et puis, maintenant, nous avons cette rose.

Nous sommes loin de la bougie. Mais Hélène aimait les roses.

Face à elle, nous ne veillons plus.

Nous prions.

Non pas Sainte Rita.

Mais Hélène.

Parce que nous avons décidé de croire en elle comme d'autres croient aux fées, aux anges gardiens ou tout autre saint protecteur.

Et puisque cela ne fait de mal à personne....

Mama Show

 

 

 

 

Hélène à la fac

J'ai pu me rendre exceptionnellement la semaine dernière à la fac. Ce n'est plus qu'un dédale de couloirs vides, où la vie s'est endormie.

Je ne l'avais pas fait depuis mars dernier, mais je me suis rendue à un endroit qui a beaucoup compté pour nous : le coin histoire.

Le coin histoire, c'était notre rendez vous de pause déjeuner, près des BDE d'histoire où nous commentions les conversations des étudiants à l'intérieur (notamment un drôle de jeu de dynasties européennes).

Je recevais au moins une fois par semaine un message d'Hélène "salut la miss, on mange au coin histoire ce midi ?".

On s'attendait et on la voyait toujours débarquer avec un sac en papier brun du CROUS, en mangeant des sandwiches à même le sol.

On discutait de tout et de rien, de nos cours (A ce jour, elle reste la seule personne que je connaisse qui n'a pas été traumatisée par l'impitoyable Monsieur B, prof d'histoire moderne).

On riait toujours.

Les pauses passaient toujours trop vite.

On n'a pas osé remettre les pieds là bas à la rentrée, ce n'est plus pareil. Nos pauses déj' ont migré de douleur. Cela nous aurait troué le cœur de manger là-bas, et d'attendre une présence familière qui ne viendra plus. Reste l'absence et nos souvenirs qui nous habitent.

Pourtant, j'avais envie d'y revenir samedi. Pour dire adieu. Parce que je ne sais pas si je pourrais revenir vers ce lieu qui est devenue ma seconde maison. Et parce que j'avais envie de vous parler de ce coin si chers à nos cœurs.

Margot

 

Bonjour Margot, 

C'est injuste, mais de savoir que tout semble s'être arrêté depuis le décès d'Hélène, je trouve ça presque....normal.

Les couloirs vides ne me choquent même pas.  Je me dis , égoïstement, que les murs parlent et résonnent de son absence. C'est bien orgueilleux mais, on se réconforte comme on peut.

Quant aux pauses déjeuner dans votre "coin histoire", j'y reconnais bien Hélène. Le pique-nique, la pause déjeuner sympa, chez nous, c'est sacré!

D'ailleurs, à l'heure où j'ai lu ton message, je sortais de la chambre d'Hélène, son éternel sac à dos vert sur le dos, non sans avoir demandé tout haut: 

"Je peux t'emprunter ton sac à dos, Tite?

C'est pour aller retrouver Valérie et Lorène à Paris et j'emporte de quoi festoyer.

Je te la ramène ce soir et je remettrai pile poil à sa place..."

J'ai senti son accord.

J'ai mis dans le sac à dos d'Hélène, des fruits, des noix, de quoi faire un tit café, et surtout, des p'tites douceurs au chocolat.

Nous avons fait une "dinette", tirée du sac à dos d'Hélène.

 

 

 

 

Mama Show

Tag(s) : #Hélène à Lille, #Réconfort, #De l'aide sur le chemin du deuil.
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