Un peu d'aide

Publié le 1 Décembre 2021

Hélène a grandi dans l'univers des médiathèques.

Je lui répétais que la bibliothèque était ma meilleure amie.

On peut effectivement y trouver réconfort et réponses à nos nombreuses questions.


Lorsqu'hélène a été rafflée par l'AVC déclenché par la leucémie, je suis allée chercher des livres sur le deuil.

J'en avais présentés quelques uns dans cet article:

 

https://pourhelene.over-blog.com/2020/09/sos-help-en-deuil.html

 

J'ai aussi surfé sur le net.

Toutes ces lectures m'ont aidée.

Un peu.

Je continuerai de lire et écouter d'autres récits ou analyses.

Je vais partager ici ces quelques pistes, qui peuvent en aider certains.

 

Une association: "Apprivoiser l'absence"

 

A consulter sur le site "apprivoiserlabsence.com"

 

Je n'ai eu qu'un contact téléphonique. Mais il m'a permis de me réfugier quelques instants dans un cocon bien douillet, et d'échanger avec une "soeur d'âme". 

Pour ce rendez-vous téléphonique, qui a duré plus d'une demie-heure, je me suis installée dans la chambre d'Hélène, sur son lit.

Je suis admirative, face à cette bénévole, qui ne compte pas son temps et se dévoue avec une entièreté qui doit la laisser bien éprouvée.

 

Mélissa a déjà participé à une rencontre "frères soeurs endeuillés" et en a été "transformée": un peu comme si elle avait pris possession de son deuil, son indépendance par rapport à moi.

Elle a gardé des contacts avec les frères ou soeurs rencontrés: ils se sont revus une fois, seuls, en toute autonomie.

Elle sera présente à la prochaine rencontre, le 4 décembre. Louis y participera aussi.

Dans mon désir et mon impuissance à les aider, je suis soulagée de les voir tenter de recevoir cette aide, proposée par d'autres qui ont aussi pris perpet.

 

Un livre: "Une amie de la famille"

 

 

 

J'ai plus qu'aimé ce livre qui m' a appris beaucoup de choses, tout en me rassurant.

J'avais fait part, dans mon article "Damnatio memoriae", de ma crainte qu'Hélène tombe dans l'oubli.

Ce livre m'a apporté la preuve du contraire.

Il a été écrit par le petit frère de la disparue.

C'est 50 ans après sa disparition, qu'il a rédigé cette oeuvre, partant pour se faire, à la recherche de ses souvenirs comme à celle des amis qui avaient été là, avec Elle.

Et, 50 ans plus tard, ils accourent , acceptent au plus vite le rendez-vous fixé par ce petit frère, qu'ils n'ont jamais revu mais jamais oublié.

Quant à ce frère, qui a dû grandir avec cette absence en toile de fond, pour ne la prendre à bras le corps que 50 années plus tard, on le devine bâti, mais à la fois habité, par l'absence de sa soeur. On la devine à travers lui, une sorte de deux en un, de fondu enchainé qui se ressent au fil des pages. Il est grâce à elle, elle est grâce à son écriture;

Une preuve que les disparus ont une vie, après leur mort, et qu'il appartient à ceux qui les aiment de leur offrir la meilleure possible.

 

Un témoignage: "Moi, on ne m'a jamais demandé comment j'allais"

 

Celui-là aussi, je l'ai plus qu'aimé. J'y tiens autant qu'un foulard d'Hélène.

Il faut dire que je me suis tant inquiétée de constater que tout le monde s'inquiétait pour moi, et beaucoup moins pour Mélissa et Louis.

D'où mes lectures orientées vers les frères et soeurs endeuillés. D'où le fait d'avoir déniché l'association "Apprivoiser l'absence" et leurs journées frères et soeurs endeuillés.

C'est vrai: on pense toujours aux parents.

La loi nous permet, enfin, maintenant, d'avoir quelques jours d'arrêt après le décès d'un enfant.

Mais, pour le décès d'un frère ou d'une soeur: rien. Il faut retrouner au travail dès le lendemain...

Louis a tenté d'aller travailler. Il était en contrat d'été , là où Hélène était aussi attendue.

Il a tenu deux jours: et a baissé les armes, se concentrant sur la musique à écrire pour elle.

Il a fallu qu'un ami médecin leur fasse un arrêt de travail.

C'est ensemble que nous avons décidé de reprendre le travail après 3 semaines ( sauf moi, je l'avoue, mon métier ne me permettant pas d'être affaiblie)

Ils ont eu du mal, beaucoup, ne réussisant pas à se concentrer que par demie-journée. Mélissa a fait qqs malaises et a du prendre d'autres congés maladie. Au fil des semaines, ils ont gagné du terrain sur la fatigue et ont réussi à tenir une journée complète. A ce moment là, j'ai sû que moi aussi, je pouvais y retrouner.

Pour ne pas les inquiéter.

Aller au travail, c'est maintenir un rythme qui laisse envisager que ça ne va pas si mal. C'est pour moi une occasion de pouvoir soulager leur souffrance.

Alors, évidemment, le témoignage d'une soeur qui subit la double peine: celle de la perte doublée de celle de l'invisibilité, ça me parle. 

Second point fort de ce livre: la petite soeur disparue a un parcours identique à celui d'hélène: Hélène a été plus rapide, a souffert moins longtemps , a "plié" l'affaire en 10 jours, malgré sa rage.

Sa petite soeur a lutté et souffert plus longtemps encore, puisque dans la descente aux enfers , il y a toujours un étage en-dessous: l'enfer est abyssal.

Plus qu'un livre, un partage.

 

Des émissions sur le deuil (audio)

 

Le processus du deuil

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-30-mars-2021

 

Le deuil autrement

https://www.franceinter.fr/emissions/l-ete-comme-jamais/l-ete-comme-jamais-15-juillet-2020

 

Les tentatives de communication avec les morts

même Victor Hugo a été tenté

https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-l-histoire/esprit-es-tu-la-quand-le-xixe-siecle-fait-tourner-les-tables

 

 

Un podcast en plusieurs épisodes: Traverse

sur le décès du petit ami- un podcast frais et vivant, sur la mort.

https://www.franceinter.fr/emissions/les-80-de/les-80-de-30-mars-2021

 

 

Rédigé par latitevadrouille

Publié dans #De l'aide sur le chemin du deuil.

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